C’était de la craie blanche sur un tableau noir, c’était comme une revanche sur le désespoir

Un oiseau sur la branche qui n’attend qu’un regard : celui d’un écolier qui voudrait s’envoler...

Vite, vite, emmenez-moi loin d’ici sur vos ailes déployées

Je promets de ne jamais vous quitter

C’étaient les feuilles mortes aux pieds des marronniers, dans la cour de l’école je les voyais tourner

Quand le vent les emporte hors de notre portée, c’est un peu notre enfance trop vite envolée...

Vite, vite, emmenez-moi loin d’ici dans un monde bleu et blanc

Sous le vent et son murmure insouciant

Tous ses mots ses histoires je les faisais danser dans ma tête et plus tard sur un bout de papier

C’était Prévert je crois et je ne savais pas qu’après vingt ans déjà je vous chanterai ça...

Vite, vite, emmenez-moi loin d’ici dans un pays de merveilles

Loin du temps, qui passe et m'ensommeille

Loin du temps, qui passe et me surveille