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Par qui vous savez le , - musique
Ma religion
Par qui vous savez le , - écrits
Ma religion me dit d’aimer, c’est elle qui m’apprend le respect, elle me suit souvent dans les jours où la colère chasse l’amour de mes pensées
Ma religion reste chez moi, dans la rue vous n’la verrez pas, elle n'aime pas sortir en public, ça doit être son côté laïque… Je connais ça…
Ma religion n’est pas jalouse, mais elle a quelquefois le blues, quand elle commence à dénombrer les guerres que nous avons menées, j’vais me cacher…
Ma religion est fatiguée, de ce qu’on lui fait endurer, elle se souvient qu’elle était née pour apprendre aux hommes à s’aimer, se respecter
J’ai rassuré ma religion, j’lui ai promis de taire son nom, et si l’on me pose des questions, je dirais que ma religion… se repose… en paix.
Prévert
Par qui vous savez le , - écrits
C’était de la craie blanche sur un tableau noir, c’était comme une revanche sur le désespoir
Un oiseau sur la branche qui n’attend qu’un regard : celui d’un écolier qui voudrait s’envoler...
Vite, vite, emmenez-moi loin d’ici sur vos ailes déployées
Je promets de ne jamais vous quitter
C’étaient les feuilles mortes aux pieds des marronniers, dans la cour de l’école je les voyais tourner
Quand le vent les emporte hors de notre portée, c’est un peu notre enfance trop vite envolée...
Vite, vite, emmenez-moi loin d’ici dans un monde bleu et blanc
Sous le vent et son murmure insouciant
Tous ses mots ses histoires je les faisais danser dans ma tête et plus tard sur un bout de papier
C’était Prévert je crois et je ne savais pas qu’après vingt ans déjà je vous chanterai ça...
Vite, vite, emmenez-moi loin d’ici dans un pays de merveilles
Loin du temps, qui passe et m'ensommeille
Loin du temps, qui passe et me surveille
Femme endormie
Par qui vous savez le , - écrits
C'est comme une histoire sans paroles
Un jeu de hasard ou bien de rôles
On se croise à peine on se frôle
Comment trouver ça drôle ?
Bien sûr depuis le temps je sais
Bien sûr depuis le temps tu sais
Nous savons bien ce que l'autre est
Et comment le blesser
FEMME ENDORMIE, SUR TON COEUR MEURTRI
JE DEPOSE UNE FLEUR, COMME UNE EXCUSE A MES ERREURS
Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?
Qui de nous deux est le plus cruel ?
Un mot heureux peut briser ce duel
Mais qui manque à l'appel ?
FEMME ENDORMIE, SUR TON COEUR MEURTRI
JE DEPOSE UNE FLEUR, COMME UNE EXCUSE A MES ERREURS
C'est vrai je trouve ça normal
De rester digne, rester mâle,
Oublie un peu l'homme idéal
Celui qui t'aime te parle
FEMME ENDORMIE, SUR TON COEUR MEURTRI
JE DEPOSE UNE FLEUR, COMME UNE EXCUSE,
COMME UNE EXCUSE... A MES ERREURS.
L'usine
Par qui vous savez le , - écrits
J’ai acheté un pantalon pour faire plaisir à ma gamine
Je l’ai trouvé en promotion pour cinq euros c’est pas la ruine
On peut dormir à la maison, j’ai hypothéqué Rue Belleville
Il nous reste la télévision pour devenir des imbéciles
On peut sortir voir les vitrines même si c’est galère la faillite
Quand ils ont volé nos machines, on connaissait déjà la suite…
Depuis que j’ai quitté l’usine
Y’a rien à se mettre sous la dent
J’me surprends à faire des terrines
Sauf que j’sais pas quoi mett’ dedans :
De la poitrine de Président
et des tripes façon ministère
De la langue de gouvernement,
des morceaux de foies d’actionnaires…
Quand y’a plus rien à l’horizon, que les murs grisés de la ville
La rage emporte la raison vers des solutions trop faciles
On vient d’enterrer Frédéric qu’a préféré la pendaison
On l’aimait bien à la fabrique quand il nous poussait sa chanson
C’était pas l’internationale, on y croit plus depuis longtemps
Mais le travail c’était vital, qu’est-ce qu’on va bien faire maintenant ?
Depuis que j’ai quitté l’usine
Y’a rien à se mettre sous la dent
J’me surprends à faire des terrines
Sauf que j’sais pas quoi mett’ dedans :
De la poitrine de Président
et des tripes façon ministère
De la langue de gouvernement,
des morceaux de foies d’actionnaires…
J’ai acheté un pantalon pour faire plaisir à ma gamine
C’était du cent pour cent coton, fabriqué dans l’Nord de la Chine…
Le premier con qui passe
Par qui vous savez le , - écrits
Un matin, j’ai coloré ma vie
D’un refrain qui fait chanter la pluie
Toutes les pluies, même celles qui tabassent
le premier con qui passe son tour de parapluie
Et j’ai chanté, j’ai chanté, cette chanson perdue
Que j’avais entendue juste au coin de ma rue...
Ce refrain, je l’ai chanté ici
Un matin qui pleurait sur ma vie
Toutes les vies ont ces moments qui cassent
Le premier con qui passe en a sûrement subi
Et j’ai chanté, j’ai chanté, cette chanson perdue
Que j’avais entendue juste au coin de ma rue...
Mais soudain, le vent a balayé
Mon refrain et les feuilles du quartier
Toutes les feuilles à la pelle se ramassent
Le premier con qui passe les pousse avec son pied
Sans espoir, j’allais laisser tomber
Le trottoir ne voulait plus chanter
Mon refrain dont je n’avais plus trace
C’est l’premier con qui passe qui me l’a fredonné...
Et j’ai chanté, j’ai chanté, cette chanson perdue
Que j’avais entendue juste au coin de ma rue...
Shlomo et Salama
Par qui vous savez le , - écrits
Ils sont de cette terre où l’on se fait la guerre
Elle a perdu son frère il a perdu son père
Shlomo et Salama
Elle est de ce pays aux immeubles détruits
Il a grandi ici dans la peur de la nuit
Shlomo et Salama
Il y’a le soleil et la mer
Et tellement d’autres choses à faire
Si l’on y songe un instant
L’amour est au cœur des prières
Quand on les lit à la lumière
De ce qu’elles enseignent vraiment
Elle a mis l’uniforme de l’école de Gaza
Il est dev’nu un homme, a fait sa bar-mitsvah
Shlomo et Salama
Elle a appris par cœur les chansons du Jihad
Il a connu l’odeur et le bruit des grenades
Shlomo et Salama
Il y’a le soleil et la mer
Et tellement d’autres choses à faire
Si l’on y songe un instant
L’amour est au cœur des prières
Quand on les lit à la lumière
De ce qu’elles enseignent vraiment
Elle a fui ses parents qui voulaient la marier
Il a tenu un an avant de déserter
Shlomo et Salama
Sur la route du Nord elle a croisé ses pas
Il a cru tout d’abord qu’elle ne le voyait pas
Shlomo et Salama
Entre le soleil et la mer
Ils ont vu d’autres choses à faire
C’était pour eux un jeu d’enfants
Ils ont gardé de leurs prières
L’espoir, l’amour et la lumière
Qu’ils donneront
Qu’ils donneront
Qu’ils donneront...
A leurs enfants.














